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Micmacs à tire-larigot

Micmacs à tire-larigotDirecteur: Jean-Pierre Jeunet
Acteurs: Dany Boon, Jean-Pierre Marielle, Omar Sy, Yolande Moreau
Studio: Warner Home Video

Prix de liste: EUR 19,99
Acheter Neuf: EUR 7,32
le 10/9/2010 03:18 CEST détails
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Vendeur: cine-line
Évaluation moyenne des clients: 3.0 sur 5 étoiles 8 commentaires
Classement parmi les ventes: 632

Dimension: Couleur, Plein écran, Cinémascope, PAL
Langue: Français (Original Language)
Classement: Tous publics
Région: 2
Quantité de disques: 1
Temps restant: 101 Minutes
Poids (kg): 0.2
Dimension (cm): 7.1 x 5.4 x 0.6

EAN: 5051889015147
ASIN: B002VBXRDI

Date de parution: Mars 17, 2010
Disponibilité: Expédition sous 1 à 2 jours ouvrés

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Product Description
Micmacs à tire-larigot

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Bonus vidéo

Commentaire audio de Jean-Pierre Jeunet



Commentaires des clients:
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1 sur 5 étoiles Jeunet racle les fonds de tiroirs   Juin 13, 2010
VadForces
1 sur 2 ont trouvé ce commentaire utile

Ce film est une véritable catastrophe de la part d'un Jeunet. Venant de quelqu'un d'autre, on aurait pu le trouver "potable", "moyen", "encourageant". Mais étant donné la place de Micmacs dans la carrière du réalisateur, on a vraiment du mal à comprendre. Voilà pourquoi :

Déjà, ce qui choque, c'est le jeu d'acteur absolument misérable. Depuis Dany Boon qui n'exprime RIEN jusqu'à Yolande Moreau qui surjoue complètement son personnage (c'est bien la première fois que je la trouve ridicule : par exemple, même dans les Deschiens elle était émouvante), il n'y en a pas un pour rattraper l'autre. Le tout est épaulé par une image trop propre pour être agréable et par un scénario mal ficelé (ou plutôt, ficelé à la corde à boeufs). On ne compte même pas les erreurs de scénario (ou de montage, je ne sais pas) qui achèvent de tuer le film. Mais je crois que toutes ces critiques ont déjà été évoquées par d'autres.

Non, ce qui m'a vraiment énormément déçu en fait, c'est que Jeunet ressort insidieusement des détails qu'il nous avait déjà servi à l'époque de Delicatessen et de la Cité des Enfants Perdus. En fait, étant donné que son public s'est élargi depuis Amélie Poulain, il pense pouvoir nous servir à nouveau les idées de ses premiers films, car il est conscient que le français moyen, qui a aimé Amélie, n'a pas pour autant vu les oeuvres de jeunesse. Autrement dit, ce que le spectateur de base trouvera "original", l'amoureux du cinéma le trouvera suspect et horriblement plagié sur Jeunet lui-même. Voilà pourquoi les critiques sont souvent soit très bonnes, soit très mauvaises : l'imposture paie... ou pas.

On a donc peur : peur de voir un Jeunet à court d'idées, qui en est réduit à piocher dans sa propre filmographie les graines de ses futurs films. Et Micmacs... est une parfaite illustration du désastre. Pour faire la comparaison, ce film m'a fait pensé à "Enfermés Dehors" de Dupontel qui, drôle au début, s'avère être tellement énorme et tellement peu crédible qu'on hésite même à rire.

Je vois que dans les mots clés proposés par Amazon, avant de poster mon commentaire, il y a le mot "navet". Quoi de plus révélateur ? On espère donc que Jeunet sera plus inspiré la prochaine fois, qu'il n'hésitera pas à prendre des risques, au lieu de nous balancer un pseudo-univers qui n'est que la pâle caricature de l'imagination débordante dont il faisait preuve autrefois aux côtés de son ami Caro. A force de vouloir plaire au grand public, on fini toujours par se perdre de vue et par servir ce genre de soupe cinématographique : pour une fois qu'on avait un bon réalisateur français, capable du meilleur, ce serait dommage de le perdre de cette façon. Je pense honnêtement que le public serait prêt à suivre Jeunet dans des escapades bien plus loufoques et bien plus dérangeantes. Reste à tenter le coup.



5 sur 5 étoiles Un univers charmant   Juin 8, 2010
Ludwig Jean Sébastien
2 sur 3 ont trouvé ce commentaire utile

Tout gamin, Bazil (Dany Boon) perd son père alors que celui-ci procédait au désamorçage d'une mine anti-personnel dans le désert sud marocain. Trente ans plus tard, une balle perdue lors d'un règlement de comptes vient se loger dans son cerveau... Décidément, le malheureux n'a guère de chance avec les armes. A sa sortie de l'hôpital, n'ayant plus logis ni emploi, il est recueilli par une bande de truculents chiffonniers artistes, bricoleurs et créatifs. Cette communauté improbable comprend entre autre une contorsionniste, un homme canon, un écrivain et même un inventeur d'automates. Mais un jour, Bazil reconnaît, sur deux bâtiments imposants, le logo des deux fabricants d'armes responsables de ses malheurs. Il décide de se venger...
Plus proche du mythique « Amélie Poulain » que d'un « Long dimanche de fiançailles », le nouveau film de Jean-Pierre Jeunet nous offre une nouvelle galerie de personnages aussi déjantés que pittoresques et nous emmène dans un monde poétique et au charme suranné du vieux pays d'autrefois, sublimé dans une nostalgie aux couleurs sépia. Jeunet a un style inimitable, une manière de filmer d'une grande beauté plastique. La musique est agréable, les acteurs excellents. Même Jean-Pierre Marielle (Placard, le taulard qui a échappé à la guillotine) n'en fait pas trop, c'est dire ! Tout est fait avec finesse, délicatesse et intelligence. Le spectateur ne peut qu'être charmé par cette bande de bras cassés roublards, inventifs, sympathiques, solidaires et un tantinet anars. Ce film est une fable, une BD et un conte tout autant qu'un hommage à l'esprit français en général et parisien (celui des titis d'autrefois) en particulier. Bien sûr, avec Jeunet, on est dans le rêve, l'onirisme et dans un univers charmant quoiqu'un peu simpliste où les méchants le sont terriblement et les gentils absolument, mais on ne boude pas son plaisir car dans ce registre jamais la grosse usine hollywoodienne ne pourra rivaliser avec nous. Si vous avez aimez Amélie, vous aimerez forcément Bazil et ses copains...



1 sur 5 étoiles Nul !   Peuvent 26, 2010
Jean LE GOFF (Ouistreham (France))
0 sur 4 ont trouvé ce commentaire utile

Film qui ne devrait être visionné qu'entre amis et famille du réalisateur.
Je ne connaitrait jamais la fin ....................



4 sur 5 étoiles Moins poétique qu'Amélie Poulain, mais très réussi   Peuvent 11, 2010
Beaume Eric (Paris France)
1 sur 2 ont trouvé ce commentaire utile

Le blu-ray : 17/20
« Je ne regarde plus que des Blu-rays »...
Cinéaste désormais reconnu, qui cite souvent Marcel Carné ou Jacques Prévert, on aurait pu s'attendre de la part du bonhomme un amour inconditionnel des salles obscures.
Il n'en est rien. En fait, pour lui les salles de cinéma ne respectent plus vraiment aujourd'hui la colorimétrie des films d'auteurs, dont indéniablement il fait partie.
Selon lui, seul le nouveau support numérique est à même de restituer les choix artistiques des réalisateurs, à condition bien sûr que ce dernier supervise lui-même le transfert.
A l'instar de Spielberg dont les choix artistiques sont différents sur chacun de ses films et qui supervise également lui-même les transferts numérique en Blu-ray (voir Minority Report, et bientôt Soldat Ryan), Jeunet s'est donc investit personnellement sur chaque Blu-ray de ses films afin de ne pas trahir la photographie si particulière de ses aeuvres. Fort de sa passion pour le support numérique, il en résulte une image qui rend hommage aux possibilités du support. Sans être parfaites, les images nous offrent une très belle définition, avec une profondeur de champ conséquente, et une surtout une palette colorimétrique qui, bien que chargée en couleurs de toutes sortes, s'en sort avec les honneurs. Pas une couleur ne bave, et nombre de détails s'offrent à nos yeux.
Un très léger bruit vidéo cependant, qui se laisse entrevoir sur l'ensemble du film et surtout sur les effets de fumées et scènes sombres (la scène sur les toits de Paris où Bazil joue les espions avec son micro par les cheminées). Assurément du beau travail compte tenu des caractéristiques pointues utilisées par le réalisateur.

Les bonus : 15/20
« Micmacs : au four et au moulin » 47'20 en HD (AVC) Stéréo
Making-of qui, outre les techniques employées pour les principales scènes, met surtout en avant les postes secondaires, mais tout aussi essentiels, qui sont nécessaires pour sortir un film. Jeunet qui travaille, quand ses collaborateurs ne sont pas sollicités par les américains, toujours avec la même équipe, nous présente donc les divers postes ordinairement laissés dans l'ombre...
- accessoiristes
- costumières
- photographie
- doublures
- ingénieurs sons
- maquilleuses
- décorateurs
- cascadeurs
- effets visuels et spéciaux
- artificiers
- infographistes
- projection test
- postsynchronisation
- séances promotions du film...
Le making-of passe donc en revue les divers petits problèmes techniques, les bonnes surprises (visite d'Audrey Tautou) comme les mauvaises (tournage retardé pour cause de beau temps (???!!!) eh oui) et surtout la bonne humeur constante sur le plateau entre le réalisateur et son équipe d'acteurs et techniciens. Pas aussi passionnant et aussi bien foutu que les making-of de Laurent Bouzereau, mais très instructif, car au moins on a un bon aperçu sur le vif d'un tournage français.

« MasterClass Jean-Pierre Jeunet » 32'03 en SD Stéréo
A l'occasion d'une séance promo du film avant sa sortie, Jean-pierre Jeunet répond aux questions d'un public qui n'a cependant pas encore vu son film. Que ce soit d'une future collaboration avec Marc Caro ou de la manière de trouver ses histoires, les questions tournent donc autour de ce que les gens espèrent ou ont déjà vu du cinéaste.
Avec une bonne humeur et un humour parfois involontaire, il revient sur son parcours où l'on apprend par exemple que les américains sont venus le chercher pour réaliser un Harry Potter, mais qu'il a refusé le projet parce que déjà écrit et calibré dans les moindres détails. Ou qu'un autre projet est prêt à être tourné par les américains (Jeunet ayant photographié story-boardé tous les plans) mais dont le budget conséquent (85 millions de $) a refroidi les investisseurs américains.
Il met donc en avant son désir de contrôler un maximum de choses sur les projets qu'il décide de mettre en image.
S'il écoute les idées, il clame haut et fort que c'est lui le chef, et que si son style ne plaît pas, libre à chacun d'aller voir chez le voisin. C'est donc un créateur artistique qui a déjà tout prévu et qui ne laisse que très peu de place à l'improvisation et aux influences extérieures.
Il parle également de son amour inconditionnel pour Paris, et du cinéma en général, en parlant de Besson, Mabrouk El Mechri, Spielberg ou Scorsese. Intéressant ...afin de mieux connaître le gaillard.

« Label Otero » 27'47 en HD (AVC)
Apparemment grand ami du réalisateur, Manuel Otero, responsable d'un studio d'animation revient en compagnie du réalisateur sur sa carrière de dessinateur et d'animateur.
Si le personnage est sympathique, ça ne parlera pas au plus grand nombre des amateurs de Jeunet et on s'éloigne vraiment de son univers (on verra tout de même un extrait du premier court-métrage de Jean-Pierre Jeunet, en Stop Motion image par image « Le manège »), même si Manuel Otero est celui qui a mis le pied à l'étrier au réalisateur.
L'interview est suivie de quelques courts-métrages d'animation du bonhomme, animations qui datent pour la plupart des années 60. Le passage en HD est très correct, mais le style pourra déconcerter sur l'humour de l'époque et le style.

- La ballade d'Emile (2'16)
- Arès contre Atlas (7'16)
- Contre-pied (6'39)
- Univers (8'41)

Filmographie sélective de Manuel Otéro

Bande-annonce du film (1'53) HD

Commentaire Audio de Jean-Pierre Jeunet

Image : AVC - Cinémascope 2.40
Distributeur Blu-ray : Warner France
BD 50

Avis film : 17/20
Jean-Pierre Jeunet, tout comme Luc Besson ou Jean-Jacques Annaud, est un réalisateur à part dans le cinéma français. Doté d'un indéniable talent pour le visuel, il écrit lui-même ses scénarios où se ressentent toutes les fantaisies d'un cinéaste amoureux des belles histoires et des acteurs et actrices qui les incarnent à l'écran.
Si sa collaboration avec Marc Caro était déjà synonyme d'une originalité parfois déconcertante, sa carrière en solo démontre qu'il n'a rien perdu de son sens visuel. Il faut cependant apprécier des couleurs parfois saturées, chaudes et cuivrées, ou un peu plus froides selon ses films, ainsi que des histoires toujours loufoques où règnent pourtant une poésie et un hommage aux cinéastes d'antan.
Jeunet, qui avait littéralement enchanté la France avec Amélie Poulain, et une grande partie du monde dans lequel s'est exporté le film, réitère ici l'exploit de nous livrer une fois de plus une fable urbaine moderne dans un Paris et sa banlieue qu'il décore d'une manière plus que fantasque, pour une histoire à nouveau loufoque tout en étant drôle et décalée.
Dans cette étrange cour des miracles vivent des personnages aussi énigmatiques qu'attachants, portant tous des surnoms (Placard, Tambouille, Fracasse, Calculette, Remington, Petit Pierre, ou La môme caoutchouc) tels les sept nains de Blanche-neige, emmenés par des acteurs et actrices au naturel déconcertant, qui servent une histoire où l'inventivité du cinéaste ne fait en aucun cas défaut.
Dany Boon, star de ce film hors normes, se révèle ici un acteur de plus en plus probant, si tant est que l'on apprécie son style, également très particulier.
La première chose qui frappe ici, c'est l'influence flagrante de Charlie Chaplin et de Bourvil, avec un brin peut-être de Mister Bean, en plus attendrissant et plus chaleureux quand même.
On a vraiment l'impression parfois de voir un nouveau « vagabond » (la scène du taxi, dans un Paris à qui Jeunet voue, au travers de ses images, un amour sincère et flagrant, le carton dont il se sert comme couverture pour dormir, ou encore quand il se lave les pieds grâce au camion municipal de nettoyage des rues).
Du tout bon donc pour ce dernier Jeunet où l'on retrouve des acteurs de la vieille et de la nouvelle génération...que ce soit Jean-Pierre Marielle, André Dussolier (qui faisait déjà la voix off d'Amélie Poulain) ou Yolande Moreau (ex Deschien), le désormais incontournable Dominique Pinon, grand fidèle du réalisateur, Michel Crémadès, éternelle tête à claque des comédies franchouillardes des années 70 et 80, ou encore Omar Sy, échappé de son SAV qui nous la fait Eddie Murphy, ou encore Julie Ferrier, humoriste mise en scène par Isabelle Nanty (que Jeunet connaît bien), avant d'avoir quelques rôles au cinéma.
En bref, Mic macs ...est une comédie loufoque et décalée comme sait les faire Jean-Pierre Jeunet. Il faut donc aimer son style particulier pour apprécier ce film qui ne décevra en aucun cas ceux qui, comme moi, sont tombés sous le charme d'Amélie Poulain. Une totale réussite pour une comédie rythmée, inventive et drôle, fable urbaine et contemporaine sur un sujet grave (les marchands d'armes) qui réussit à mêler l'ancien et le moderne (« c'est d'la récup ! ») et où les situations cocasses et les quiproquos s'enchaînent pour le plus grand plaisir du spectateur.



2 sur 5 étoiles Rattage   Mars 29, 2010
Verbena (Toulouse, France)
1 sur 4 ont trouvé ce commentaire utile

Une bande de pieds nickelés s'attaque à deux géants de l'armement, marchands de mort qu'il leur faut piéger et punir avec les moyens du bord...

De nombreux gags réussis, un esprit burlesque attachant, un univers parisiano-nostalgique et décalé comme d'habitude maîtrisé, des acteurs convaincants (Dussolier excellent)... on ne peut pas dire que le film manque d'atouts.

Seulement voilà, Jeunet se répète et bégaye, s'auto-cite avec complaisance à la manière d'un Tarantino (récupérant des scènes de comédie déjà utilisées dans d'autres de ses films, et allant jusqu'à mettre en scène les affiches du film qu'on est en train de voir !), mais ne parvient pas à se renouveler.
De même, les nombreuses références à Boggart, Chaplin, ou Buster Keaton, oscillent entre charmante réussite et flop minable.

Le pire vient cependant de l'écriture des personnages, monolitiques et inintéressants, qui n'évoluent pas un instant au cour du film et se résument à leur simple fonction (car ils ont tous une fonction. Mais aucune vie en soi). Le scénario déroule donc une série lourdingue de péripéties et gags - dont certaines font mouches - déclenchés par des personnages purement techniques qui ne sont là que pour mettre en branle lesdites péripéties. Et qui encombrent le film lorsqu'ils n'ont plus rien à faire. :(

Bref, un film très inégal indigne du potentiel de Jean-Pierre Jeunet, qui se contente là d'un minimum syndical !
A oublier.


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